Réunion du Conseil National de Dialogue Politique sans l’opposition

Le Premier ministre et Chef du Gouvernement Brigi Rafini, également président du Conseil National de Dialogue Politique (CNDP), a présidé, hier dimanche 17 septembre 2017, une réunion restreinte du CNDP initiée en vue de statuer sur les conditions et les modalités de la reprise du dialogue politique.
Cette initiative vise à créer un climat de sérénité et d’apaisement dans le pays. Mais cette invite a tout simplement été déclinée par l’opposition politique qui a bien voulu poser des préalables avant toute participation.
Cette réunion restreinte, avec deux délégations (Majorité et Opposition) composée de cinq (5) membres chacune, avait pourtant, dans un premier temps, été acceptée par l’opposition politique après avoir posé la condition de la présence à la rencontre des Grands témoins, notamment l’Association islamique et celle des Chefs traditionnels.
C’est donc contre toute attente que, dans une lettre adressée dimanche même au président du CNDP, le chef de file de l’opposition politique lui faisait part de son regret de ne pas pouvoir prendre part à cette rencontre, « qui paraît être un CNDP déguisé », en ce que « le dialogue inclusif s’entend de la participation des forces politiques et sociales à travers leurs représentants à une rencontre devant examiner tous les aspects de la démocratie mise à mal ».
Or, a rappelé le Premier ministre, le CNDP est avant tout un cadre politique qui traite des questions politiques. Il engage uniquement un « dialogue inter et intra partis politiques ». Aussi, il s’est dit « très fortement surpris » du boycott décidé par l’opposition politique de cette instance consultative originelle du Niger, qui se tient toujours à la veille de l’ouverture de la session parlementaire pour former un consensus autour des questions d’intérêt national.
La rencontre de ce dimanche 17 septembre 2017, note-t-on, devait jeter les bases de la mise en place d’une CENI consensuelle telle qu’elle est prévue dans le nouveau Code électoral. « Il ne devrait pas y avoir de conditions préalables pour nous entendre », a déclaré le Premier ministre Brigi Rafini, tout en soulignant que, s’agissant des questions politiques, « il n’est pas question d’autres assises en dehors du CNDP ».
Aussi, a-t-il lancé un appel au sens de responsabilité des acteurs de l’opposition politique pour qu’ils se ressaisissent, car les réformes actuellement engagées l’ont été à la demande de tous. Il s’agit avant tout de sauvegarder la dynamique inclusive du CNDP. Pour cela, « nous sommes ouverts au dialogue et notre main reste toujours tendue », a réitéré le Premier ministre et président du CNDP.

ANP