Bonne gouvernance: le Niger confronté à un niveau de corruption élevé

« La corruption reste un fléau persistant dans notre pays » a reconnu le gouvernement nigérien qui a adopté Vendredi en Conseil des Ministres le projet de décret portant adoption du document de Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et son Plan d’action, un document qui vise à enraciner de manière durable la culture de la redevabilité, de la transparence et de l’intégrité à tous les niveaux de la gestion des affaires publiques.

« A l’instar des autres pays en développement, le Niger est confronté à un niveau de corruption relativement élevé, compromettant les valeurs fondamentales des systèmes de gouvernance économique, administrative et politique et altérant le socle du développement économique et social du pays » soulignent les autorités  nigériennes

La stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d’action  constitue selon le gouvernement nigérien, un ensemble de réponses structurées, articulées de manière cohérente et ciblant la corruption dans toutes ses formes.

Une stratégie qui doit faire ses preuve

Mais l »opinion publique reste toujours sceptique quant à la volonté des autorités de combattre la corruption malgré l’arrestation récente  de certains responsables gouvernementaux. « Ailleurs, si tu as un casier judiciaire sale, tu trouves difficilement du boulot, chez nous on te nomme ministre ou D.G. » ironise Salissou Ganahi, activiste des réseaux sociaux.

 » Il faut plus qu’une stratégie ou un plan d’action pour nous convaincre. C’est une stratégie de plus, un document destiné uniquement à la consommation des bailleurs de fonds. Ici rien ne bouge en réalité  »  renchérit un acteur de la société civile.

La lutte contre la corruption et les infractions assimilées est l’un des domaine sur lequel le président Issoufou Mahamadou est le plus attendu conformément à ses promesses électorales. Le président Issoufou qui est à son second et dernier mandat a encore trois ans pour convaincre de l’efficacité de sa stratégie.

Maaroupi Elhadji Sani